Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Cela correspondait à une période de ma vie où je ne me retrouvais plus dans le monde du salariat, dans les organisations hiérarchiques, où j’atteignais aussi le plafond de verre. Ma rencontre avec mes futurs associés a déclenché le passage à l’acte autour d’un constat sur l’emploi . La société SEEing a donc été crée autour de l’idée d’un dysfonctionnement du recrutement et du pari du digital comme solution d’optimisation.
Quel est votre meilleur souvenir ?
Le verbatim d’une de mes clientes qui me dit : “grâce à vous, dans mes recrutements , j’ai trouvé de vraies pépites, avec un simple CV je serai passée à côté.”
L’erreur que vous ne referiez pas ?
De douter de moi !
Pourquoi participer à cette démarche ?
Je pense que le monde du travail est en lente évolution, la démarche entrepreneuriale est vouée à devenir un mode d’organisation majeur. Le salariat type CDI a vécu, il faut donc réinventer la façon de monnayer son expertise. La jeune génération doit s’y préparer, nous nous ne l’étions pas, alors je veux faire du prosélytisme sur ce thème, même en sachant que ne ne sommes pas tous fait pour être entrepreneurs.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lors de votre échange avec les jeunes ?
Il s’agit d’une classe de prépa en gestion, ils sont très lucides, très pro. Ils portent un regard sans illusion sur le monde du travail et des affaires. Il cherchent à vous challenger gentiment, c’est très stimulant.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes ?
Que ceux qui veulent se lancer ne le fassent pas seuls. Il existe aujourd’hui des réseaux au sens noble et solidaire du terme, qui peuvent les aider et les accompagner. Moi, par exemple, j’ai bénéficié du réseau de femmes Pionnières, mais il en existe de nombreux aujourd’hui.
Interview réalisée par 100000 entrepreneurs, à l’occasion de la semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin du 13 au 18 mai 2013.